Quel est ton rôle au sein de l’IRSEA et quelles sont tes missions ?
Je suis Cheffe du département Ethologie, Physiologie et Communication Chimique (DEPCC), et Directrice de la Valorisation Scientifique.
Mon rôle consiste principalement à encadrer des projets de recherche liés au comportement et à la physiologie animale. Je participe également au développement de nouveaux axes de recherche.
Au quotidien, mes missions sont très variées : rédaction d’articles scientifiques, veille scientifique, conception de protocoles expérimentaux adaptés à chaque espèce dans le respect du bien-être animal, analyse des comportements ou encore développement d’outils de tracking automatisés pour obtenir des données comportementales plus fines.
En parallèle, j’interviens depuis 2024 à l’ISARA, une école d’ingénieurs agronomes sur Avignon.
Depuis combien de temps travailles-tu à l’IRSEA et quel a été ton parcours ?
Je suis arrivée à l’IRSEA en novembre 2022 en tant qu’ingénieure de recherche. J’ai eu la chance de bénéficier rapidement d’opportunités d’évolution : je suis devenue chercheuse en 2023, puis Cheffe de département et Directrice de la Valorisation Scientifique en 2024.
Mon parcours a commencé à Tours, ma ville d’origine. J’y ai réalisé un Master en reproduction animale, un domaine très spécifique qui m’a permis d’approfondir des connaissances pointues dans mon domaine de prédilection. J’ai ensuite effectué une thèse au sein de l’INRAE sur l’effet de la présence d’un bouc sur l’entrée en puberté de la chevrette, puis j’ai obtenu un contrat post-doctoral à l’Inserm avant de rejoindre les équipes de l’IRSEA.
J’ai été particulièrement attirée par l’importance de la recherche appliquée au sein de l’IRSEA : transformer des résultats scientifiques en solutions concrètes, directement utiles au bien-être animal.
Comment se déroule ton travail au quotidien ?
Aucune journée ne se ressemble vraiment, et c’est ce qui rend ce métier particulièrement stimulant.
Je peux passer d’une phase de réflexion scientifique à la mise en place d’un essai, puis à l’analyse de données ou à la rédaction d’un article. Le travail implique aussi beaucoup d’échanges avec les équipes, car les projets sont souvent transversaux.
Une grande partie du travail consiste à concevoir des tests adaptés aux spécificités de chaque espèce animale. On ne travaille pas de la même manière avec un mouton qu’avec un lapin, par exemple. Chaque espèce a ses particularités comportementales, physiologiques et environnementales qu’il faut prendre en compte.
Une anecdote qui illustre bien les réalités du métier : Manon est allergique aux lapins, ce qui peut représenter un défi supplémentaire lorsqu’il s’agit de travailler sur des essais impliquant ces animaux. Une contrainte qu’elle gère avec humour et professionnalisme.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ?
J’apprécie énormément la richesse de la science. Nous n’avons jamais fini d’apprendre : chaque jour apporte de nouvelles connaissances, de nouvelles questions et parfois de nouvelles pistes de recherche.
C’est un métier où la curiosité est essentielle, et où l’on continue à progresser tout au long de sa carrière.
Une passion affirmée pour les petits ruminants
Au-delà de ses missions scientifiques, Manon nourrit une passion toute particulière pour les chèvres et les moutons.
Grande amatrice de « biquettes », elle œuvre régulièrement pour intégrer ces animaux dans de nouveaux sujets d’étude lorsque cela est pertinent. Cette affinité remonte à ses travaux de thèse, et se retrouve même dans ses loisirs : grande fan de l’univers Pokémon, elle possède une collection de cartes dédiée aux Pokémon inspirés de chèvres et de moutons !
Une évolution rapide au service de la recherche appliquée
Depuis son arrivée à l’IRSEA, le parcours de Manon illustre la dynamique d’évolution possible au sein de l’Institut.
En seulement quelques années, elle a su s’impliquer dans des projets scientifiques exigeants, développer de nouvelles compétences et prendre des responsabilités stratégiques. Son travail contribue directement à transformer des résultats de recherche en applications concrètes, participant à un objectif central de l’IRSEA : améliorer le bien-être animal grâce à des solutions scientifiques innovantes.
Curiosité, rigueur scientifique et capacité d’adaptation caractérisent son approche du métier. Autant de qualités qui participent à faire avancer les projets de recherche et à enrichir les connaissances sur le comportement animal.
Manon contribue chaque jour à structurer et à faire évoluer les activités scientifiques de l’IRSEA, au service du bien-être animal.



